Comment la blockchain va aider l’éducation

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Incontestablement, l’éducation est un secteur où le dépoussiérage est nécessaire. Certes, il s’agit d’un problème purement national et certains Etats semblent mieux avancés que d’autres. Toutefois, ce serait faire l’autruche d’occulter que la France est l’un des pays développés les plus dépassés. La patrie des Droits de l’homme serait même l’un des plus inégalitaires ! Un comble… Une réforme semble donc indispensable. Pourtant, il est toujours très compliqué de réformer quoi que ce soit en France. Entre blocages, non-dits et apparatchiks, rien ne change.

Et si la blockchain, technologie neutre, pouvait permettre d’aider le système français et l’éducation en général ? A priori, elle ne pourra pas faire grand chose pour les programmes, les rythmes scolaires ou la disgrâce des activités sportives et ludiques. Mais elle semble être une technologie idéale pour permettre au système de devenir efficace et puisse faire de belles économies.

Un récent rapport du Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne vient en effet de mettre en évidence cette potentialité et s’est penché sur des études de cas réalisées dans des universités européennes. Il a mis au point des méthodes spécifiques permettant à la technologie blockchain d’avoir un impact sur l’éducation, bien que les chercheurs eux-mêmes admettent sans difficulté que cette relation n’en est qu’à ses prémices. Quelles sont les potentialités que l’on puisse évoquer ?

La certification universelle des diplômes

Le ministère de l’Education, votre école, collège, lycée ou université n’aura plus le monopole de la certification du diplôme. La délivrance d’un duplicata, d’une copie conforme, de l’original de votre diplôme ou même de vos relevés de notes ne sera plus utile. En d’autres termes, vous n’aurez plus à prouver à quiconque que vous avez obtenu le diplôme demandé. Adieu les faux médecins ou faux avocats puisque tous les diplômes seront publiquement disponibles et vérifiables.

C’est le principal apport de la blockchain dans le domaine de l’éducation. Entre les entreprises qui ne vérifient pas ou mal les diplômes des candidats, les professions réglementées exercées par des charlatans et la déconcertante facilité pour imiter un diplôme, la véracité de ce dernier est l’un des maux les plus courants et les plus universels en matière d’éducation.

La technologie blockchain permettra sans aucun doute de remédier à ce fléau. Le projet BCDiploma est l’un des plus ambitieux en matière de blockchain. BCDiploma a pour ambition de devenir “la norme mondiale de la certification des diplômes” et utiliserait, pour ce faire, la blockchain Ethereum. J’évoquais, il y a peu, les potentialités fabuleuses de l’ETH, la crypto-monnaie de la blockchain Ethereum.

La fin de la documentation papier

En lien avec l’apport précédent, la technologie permettrait, dans un cadre plus général, d’éliminer totalement le papier. Elle pourrait stocker en toute sécurité et de manière permanente tous les enregistrements, les inscriptions, les transferts des crédits et suivre l’apprentissage des élèves tout au long de leur scolarité.

La réalisation d’importantes économies

C’est l’une des conséquences de la technologie blockchain au sens large. Registre distribué, la blockchain “à l’état pur” permet à chacun d’être propriétaire de ses propres données. En conséquence, toute personne garderait le contrôle de ses données éducatives.

Les écoles, lycées ou autres universités n’auraient plus aucune raison d’investir des sommes astronomiques pour conserver les données de leurs élèves ou étudiants. En outre, ces systèmes de conservation peuvent être parfois complètement dépassés… Le coût de la gestion des données serait alors réduit au strict minimum. Enfin, il n’y aurait alors plus de présomption de responsabilité pesant sur les établissements scolaires et universitaires en cas de mauvais enregistrement des données.

L’immutabilité des entrées comme sécurisation absolue

Dès qu’un enregistrement est effectué sur la blockchain, il est là pour rester éternellement. L’immutabilité est la caractéristique grâce à laquelle la certification des diplômes et la gestion personnalisée des données sont possibles. Elle permettra de certifier de manière absolue, sécurisée et infalsifiable les enregistrements. Cela éviterait ainsi le cas potentiel où un Etat verrait son système d’archivage s’effondrer.

Aussi la vérification des enregistrements pourrait être effectuée depuis n’importe quel appareil connecté à internet, en quelques secondes et (a priori…) gratuitement. Ainsi, au lieu d’attendre le bon vouloir de la secrétaire administrative pour envoyer le diplôme de l’étudiant, la vérification s’effectuerait immédiatement.

Les crypto-monnaies personnalisées comme aide précieuse ?

Certes, c’est une potentialité un peu tirée par les cheveux et surfant sur la bitcoinmania. Surtout, elle dépend de chaque Etat puisque l’éducation peut être gratuite comme vous endetter sur 30 ans.

Certains imaginent la création de crypto-monnaies personnalisées pour financer ses propres études. Je reste un peu dubitatif sur ce point car, d’une part, le coût de l’éducation pourrait (devrait?) baisser grâce aux évolutions décrites ci-dessus. D’autre part, la multiplication des crypto-monnaies n’est pas forcément souhaitable à long terme.

Toutefois,  au-delà de la crypto-monnaie pure, cela comprendrait la reconnaissance automatique et le transfert des crédits de cours. On peut ici y intégrer la réception de paiements comme les éventuels frais de scolarité ou l’octroi de subventions.

Conclusion

Avec l’énergie et la finance, l’éducation est l’un des trois secteurs où la blockchain pourrait permettre d’aller vers une évolution notable et positive. Les potentialités sont énormes et ne sont pas cantonnées à celles citées ci-dessus. Les autres n’en sont qu’au stade de l’embryon. Il conviendra de surveiller les futures interactions entre le système éducatif et la blockchain.

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