Ether (Ethereum) : origines, naissance, caractéristiques

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Le monde de la blockchain est, pour faire simple, divisé en deux entités : la blockchain Bitcoin, dont voici l’article, et la blockchain Ethereum. Les subdivisions de chacune n’ont pas d’importance ici. Il est donc tout aussi important de connaître les caractéristiques de la blockchain Ethereum que celles de la blockchain Bitcoin. D’autant plus que la blockchain Ethereum a bien plus de potentialités que la blockchain Bitcoin.

La visibilité de la blockchain Ethereum est en partie symbolisée par sa crypto-monnaie : l’ether (ETC). Cette blockchain va bien au-delà du monde des cryptos mais cet article ne sera consacré qu’à l’ether. En préambule, le nom est ether est très souvent confondu avec ethereum. Ceci est tout à fait normal et je trouve assez illogique que la cryptomonnaie ne porte pas le nom de la blockchain dont elle est issue… De plus, le nom ether ne me plaît pas trop parce qu’il fait référence à la substance bien connue du monde médical. Je vais donc parfois employer l’expression “ether (ethereum)”. Passons cette querelle nominale et allons à l’essentiel !

Origines de l’ether (ethereum)

Les origines de l’ether est indissociable de celle du Bitcoin, ce qui est d’ailleurs le cas des autres crypto-monnaies. Pour l’historique global des cryptos, je vous renvoie donc à l’article consacré au bitcoin. Plus spécifiquement, il est très difficile de dissocier l’ether de la blockchain Ethereum. Comme l’écrit le site officiel de ladite blockchain, l’ether en est le “crypto-carburant” (crypto-fuel). Vous me pardonnerez donc les répétitions avec l’article consacré à la blockchain Ethereum.

En 2011, un jeune Russe émigré au Canada, âge d’à peine 17 ans, découvre le monde de la blockchain et le Bitcoin. Génie de l’informatique et caricature du geek à l’intelligence démesurée, Vitalik Buterin comprend les potentialités de cette technologie. Il décide alors d’y consacrer une bonne partie de son temps en fondant le site internet Bitcoin Magazine en septembre de la même année.

Fasciné par le Bitcoin, Buterin voit pourtant très vite les limites de sa blockchain. Pour faire simple, elle ne peut, selon lui, être utilisée que pour réaliser du transfert d’argent d’une personne à une autre. C’est alors que, du haut de ses 19 ans, le jeune Vitalik publie son livre blanc en septembre 2013. Il s’intitule “Une prochaine génération de contrats intelligents et une plateforme d’application décentralisée” (VO : A next generation of smart contracts & a decentralized application platform). L’objectif est alors de créer une blockchain pouvant avoir une infinité d’applications.

Naissance de l’ether (ethereum)

Toutefois, Buterin n’a pas les fonds nécessaires pour financer son projet. En janvier 2014, il décide alors de réaliser l’une des toutes premières ICO de l’histoire. Elle donne naissance au token (jeton numérique) dénommé ether, la cryptomonnaie support de la future blockchain Ethereum. En à peine 12 heures, Buterin et son équipe ont levé 3700 bitcoins, soit environ 2,3 millions de dollars à l’époque ! Autant dire que le pari fut réussi.

Comme on le verra dans le paragraphe consacré aux caractéristiques, l’ether et le bitcoin ont de nombreux points communs. Mais leur naissance est fondamentalement différente. Tandis l’un est une pure création de l’esprit (bitcoin), l’autre est le support indispensable des opérations réalisées sur la blockchain Ethereum (ether). Autrement dit, à l’origine, l’ether n’avait pour seule vocation que le financement des projets Ethereum. Or, l’ether est devenu une cryptomonnaie pouvant aussi être usitée sur les plateformes d’échanges, ce qui a permis de voir sa valeur exploser.

En juillet 2016, la blockchain Ethereum s’est divisée en deux suite au scandale de The DAO. Ce hard fork (schisme) a donné naissance à Ethereum Classic et sa cryptomonnaie, l’ether classic (ECC). En raison de sa relative confidentialité, elle ne sera pas plus abordée.

Caractéristiques de l’ether (ethereum)

Les développeurs de l’ether sont clairs : contraitement à la création de Satoshi Nakamoto pour laquelle ils ont beaucoup d’admiration, il n’est pas destiné à être utilisé comme une monnaie. L’ether serait donc une cryptomonnaie complémentaire au bitcoin. Pourtant, c’est bien le contraire qui se déroule sur les plateformes d’échange. L’ether est alors bien malgré lui principalement utilisé pour faire de la spéculation ou un investissement.

La destination originelle de l’ether est d’être un moyen d’échange pour des contrats pair-à-pair sécurisés. Il permet aussi de faciliter et monétiser le fonctionnement d’Ethereum afin de permettre aux développeurs de construire et d’exécuter des applications distribuées.

En d’autres termes, l’ether va servir à faire fonctionner un réseau décentralisé, comme l’exécution d’un smart contract. Ce fonctionnement est matérialisé par des frais de transaction appelés gas. Un véritable carburant en somme ! Chaque action revient à une quantité de gas basée sur la puissance de calcul requise et sur la durée de fonctionnement. Ainsi, en tant que système économique, les règles de de l’ether sont plus ouvertes car, contrairement au bitcoin, l’émission d’ethers n’est pas limitée. C’est la raison pour laquelle les transactions en ether sont bien supérieures à celles en bitcoin.

Les différences entre l’ether et le bitcoin

La meilleure façon de comprendre le fonctionnement de l’ether est de le comparer avec celui du bitcoin.

Dans la blockchain Bitcoin, chaque bloc est créé toutes les 10 minutes, contre à peine 15 secondes dans la blockchain Ethereum. Ceci a pour conséquence une grande fluidité des transactions. Toutefois, ces données ne sont pas irréversibles et pourraient évoluer dans les prochains mois.

Les mineurs de l’ether sont rémunérés à taux constant, tandis que la rémunération du minage de bitcoins diminue. Ce qui, pour ce dernier, n’est pas un problème car cela est prévu par le protocole.

Les gas, évoqués plus haut, varient en fonction de la complexité de la transaction. Pour le bitcoin, c’est la taille de la transaction en octets qui fait la différence. D’où les frais de transaction bien plus bas pour les transactions en ether.

Enfin, l’émission d’ethers n’est pas limitée à un nombre précis, contrairement au protocole Bitcoin.

Pour le reste, peu de différences puisque le minage de l’ether utilise le consensus proof-of-work. Je vous renvoie donc une nouvelle fois vers l’article consacré au bitcoin. Toutefois, au moment où vous lirez cet article, il est possible que le consensus proof-of-stake (preuve d’enjeu) soit mis en place. Bien moins gourmand en énergie, sa sécurité reste encore faillible. L’article sera bien entendu mis à jour dès que le changement sera effectué.

Conclusion

Il est donc assez difficile de déterminer les caractéristiques du seul ether. En effet, la crypto-monnaie a été créée afin de faire fonctionner des applications utilisant la blockchain Ethereum. Pourtant, l’ether est aussi utilisé comme crypto-monnaie au même titre que le protocole Bitcoin.

Que faut-il donc en conclure ? Il est difficile de se faire une idée réelle, tant les choses peuvent bouger. L’idée de laisser dormir cet article une fois rédigé n’est donc pas une grande idée ! La blockchain Ethereum peut totalement évoluer, entraînant avec elle son ether. Toujours est-il que l’émergence d’applications positives tournant sous Ethereum ne peut être que bénéfique pour l’ether 🙂

Vous trouverez sur ce lien le site officiel de la blockchain Ethereum.

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