ICO (Initial Coin Offering) : comment ça marche ?

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Voilà un sujet que je n’avais jamais abordé sur le blog : les ICO ! Pourtant, c’est un sujet important, qui fait beaucoup parler et qui mérite une rubrique séparée des autres. Je confesse également que je ne suis pas un grand spécialiste des ICO et c’est la raison pour laquelle je n’ai pas voulu écrire sur le sujet jusqu’ici. En effet, si moi-même je ne maîtrise pas bien le sujet, comment le faire comprendre à mes lecteurs ? J’ai donc décidé d’écrire un article simple, court, accessible pour tous et qui va, aussi, me permettre de me former un peu plus sur le sujet ! Apprenons ensemble et pas à pas 🙂

La définition des ICO

Une ICO (Initial Coin Offering) ne peut être comprise sans connaître son équivalent “classique” lors de l’introduction en bourse d’une entreprise. Appelée IPO (Initial Public Offering), elle permet à une entreprise ou une société privée de réunir des capitaux d’investissement en offrant ses actions au public en vue d’être cotée en bourse. Néanmoins, l’IPO n’est pas forcément le concept qui se rapproche le plus de l’ICO et j’y reviendrai dans le paragraphe suivant.

L’ICO, qui n’a pas d’autre traduction littérale que levée de fonds en crypto-monnaies, se différencie de l’IPO avec des tokens (jetons numériques) qui remplacement les actions. Une entreprise cherchant à créer une nouvelle crypto-monnaie, une nouvelle application ou un nouveau service lance une ICO. Les investisseurs intéressés adhèrent à l’offre, le plus souvent avec des tokens préexistants comme l’ether. En échange de leur soutien et de leurs ethers, les investisseurs reçoivent de nouveaux jetons numériques spécifiques à l’ICO, qui n’ont alors aucune valeur réelle. Les investisseurs espèrent que le jeton sera alors très performant dans le futur afin de leur procurer un retour sur investissement spectaculaire.

Le rôle premier des ICO

Contrairement aux IPO, les ICO interviennent au début du projet. En effet, il est rare qu’une entreprise demande une introduction en bourse sans avoir élaboré son projet ! Aussi j’ai plus tendance à rapprocher l’ICO du financement participatif (crowdfunding). Ce dernier est au départ d’un projet, parce que la personne n’a pas les moyens de le financer. C’est également le cas d’une ICO qui est généralement lancée pour financer un projet et non pas pour se développer davantage. L’adverbe généralement est important car ce n’est pas toujours le cas, l’exemple le plus célèbre étant Telegram, dont la messagerie existait préalablement à l’ICO.

En d’autres termes, le rôle premier de l’ICO est de permettre de construire un projet en partant de zéro ou presque. L’ICO va permettre de lever les fonds pour financer le développement du projet de l’entreprise. Souvent, l’entreprise n’aurait peut-être pas pu obtenir le financement d’une banque ou d’un business angel et s’est donc tournée vers l’ICO.

La principale difficulté liée aux ICO

Après ces deux premiers paragraphes, on se devrait d’avoir un a priori très positif sur les ICO. Néanmoins, si les ICO sont très à la mode, tout n’est pas si rose. En effet, les ICO sont peu ou pas régulées. Au mieux, cette régulation est en cours de discussion ou existe déjà sans être véritablement adaptée au monde de la blockchain. La conséquence fâcheuse est la prolifération des ICO frauduleuses.

Les médias adorent les informations sensationnelles. Lorsqu’une ICO frauduleuse pointe son nez, vous pouvez être certain qu’elle fera l’objet d’un article. Voici un exemple, qui est loin d’être le pire. Avec une belle idée et en créant un bon site internet et/ou un beau profil LinkedIn, des petits malins peuvent duper le grand public. Alors que le projet semble réel et sincère, il n’en est rien. Résultat, les jetons échangés au titre de l’ICO sont aux mains des “fondateurs”. De l’autre côté, la crypto-monnaie créée au titre de l’ICO est en possession des investisseurs… mais elle ne vaudra jamais rien. Conséquence, les “fondateurs” repartent avec un pactole énorme, en crypto ou échangé en monnaie fiat, tandis que les investisseurs n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

Cette difficulté est la principale vécue par les ICO, même si la tendance ira sans aucun doute à la normalisation. Il semble compliqué d’échapper à une régulation sur ce point et, pour une fois, la France est en première ligne.

Conclusion

Il n’est pas utile de s’éterniser dans un article introductif sur les ICO. On le voit, les émissions de jetons numériques représentent une aubaine incroyable. Elles permettent à des entrepreneurs honnêtes aux projets importants de pouvoir trouver plus facilement un financement. Néanmoins, le monde de l’ICO regorge de nombreux dangers. Il convient alors de prendre toutes les précautions avant de proposer une ICO ou d’y participer comme investisseur.

La principale évolution des ICO interviendra lorsque la régulation aura joué son rôle pour légitimer les émissions de jetons numériques. Avec une régulation, les fraudes seront pratiquement réduites à néant et la légitimité en sortira grandie. Quoiqu’il en soit, la France doit être en première ligne sur le sujet.

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